Prières et textes à méditer

C’est la maison de famille…

La famille ne se détruit pas, elle se transforme. Une part d’elle va dans l’invisible. On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence secrète. On croit qu’elle crée une infinie distance alors qu’elle supprime toute distance en ramenant à l’Esprit ce qui se localisait dans la chair.

Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d’attaches célestes. Le ciel n’est plus alors peuplé d’anges, de saints inconnus et du Dieu mystérieux. Il devient familier. C’est la maison de famille,  la maison en son étage supérieur, si je puis dire. Et du haut en bas, le souvenir, les secours, les appels se répondent. »

> Père Sertillanges


L’Espérance ne peut être qu’inespérée…

L’Espérance ne peut commencer que quand il n’y a plus rien à espérer. L’Espérance ne peut venir que d’ailleurs, l’Espérance ne peut être qu’inespérée. L’Espérance est le contraire d’une logique, c’est une folie. Elle ne peut venir qu’à l’improviste, inattendue, au moment où on ne l’attendait plus. Elle est toujours le matin de Pâques, à la sortie de la nuit, à la sortie du tombeau. Espérance entre les mains de quelques femmes, Espérance entre les mains partageant le pain.

Ne demandez pas à l’Espérance de calculer quel avenir, de le chiffrer ou de le définir. L’Espérance n’en sait rien et elle ne veut pas le savoir. La seule chose dont l’Espérance est certaine, c’est qu’il y a un avenir, la seule chose que peut annoncer l’Espérance, c’est que la fatalité est vaincue puisque la mort est morte, puisque c’est de la nuit que naît le jour. L’Espérance ne peut qu’être fragile et incertaine sinon elle cesse d’être l’Espérance pour n’être qu’un slogan ou un argument électoral.

L’Espérance ne peut être qu’un nouveau-né couché dans la pauvreté et la paille d’une étable.

L’Espérance ne peut être qu’humble, elle ne conquiert jamais, elle ne domine jamais. Elle n’est jamais une idée vague ou abstraite. Elle est toujours un geste fraternel et concret. L’Espérance nous devance toujours, c’est toujours elle qui est en avance sur nous. Elle ne peut être enfermée. Elle est toujours plus loin, toujours au-delà, puisque l’Espérance c’est toujours l’impossible soudain possible.

Ce n’est pas vous qui allez la faire, c’est elle qui va vous faire avec vos propres mains. Il est temps de s’y faire.

> Auteur inconnu


 

Eux, sont à côté de nous…

La grande et triste erreur de quelques-uns, c’est de s’imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent : ils ne nous quittent pas, ils restent.

Où sont-ils ? Dans l’ombre ? Oh non, c’est nous qui sommes dans l’ombre. Eux, sont à côté de nous, sous le voile, plus présents que jamais. Nous ne les voyons pas, parce que le nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux pleins de lumière arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. Ô consolation ineffable, les morts sont des invisibles, ce ne sont pas des absents.

J’ai souvent pensé à ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent.

Voici : c’est la foi en cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris ; c’est l’intuition claire, pénétrante, que, par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants près de nous, heureux, transfigurés, et n’ayant perdu, dans ce changement glorieux, ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur cœur, ni une préférence de leur amour, mais ayant au contraire, dans ces profonds et doux sentiments, grandi de cent coudées.

La mort, pour les bons, est la montée éblouissante dans la lumière, dans la puissance et dans l’amour.

> Monseigneur Bougeaud


 

C’est que la mort ne détruit pas l’amour…

Je n’ai qu’une certitude :
Ceux que j’ai aimé, ma famille, mes camarades, mes enfants, demeurent vivants en moi.
Ils guident encore mes pas.
Leur être fidèle, ce n’est pas s’enfermer dans la douleur.
Il faut continuer de creuser le sillon : droit et profond.
Comme ils l’auraient fait eux mêmes, comme on l’aurait fait avec eux-mêmes.
Comme on l’aurait fait avec eux, pour eux.
Être fidèle à ceux qui sont morts :
C’est vivre comme ils auraient vécu, c’est les faire vivre en nous.
C’est transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres.
Ainsi la vie des disparus germe sans fin.
Ce que je sais seulement
C’est que la mort ne détruit pas l’amour qu’on portait à ceux qui ne sont plus.
Je le sais parce que tous les jours, je vis avec les miens.
Ce que je sais aussi, c’est que la vie doit avoir un sens.
Ce que je sais encore, c’est que l’amour est la clef de l’existence.

> Martin Gray


Maintenant et à l’heure de notre mort

Je vous salue, Marie, pleine de grâce,

Le Seigneur est avec vous,

Vous êtes bénie entre toutes les femmes,

Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,

Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

 


La vie commence ici-bas pour s’épanouir dans l’éternité

Pour nous la vie est plus forte que la mort, l’existence est plus grande que la vie du corps. L’angoissant moment de la mort est un passage mystérieux, une nouvelle naissance pour entrer dans le monde nouveau où Dieu nous accueille.

Nous confessons la Résurrection et ne reconnaissons pas de réincarnation, car chaque être est unique et a du prix aux yeux de Dieu.

Chacun est connu de Dieu par son nom. Chacun est voulu par lui, par amour et pour aimer. La vie humaine est une aventure unique, ouverte sur l’infini.

Pour nous, toute vie est déjà un don. La vie commence ici-bas pour s’épanouir dans l’éternité. La mort conduit à la plénitude de Dieu.

Si notre cœur n’est pas tout à fait prêt, nulle crainte, dit saint Jean car « Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toute chose».

Dieu nous a aimés dès avant la création du monde, il nous aimera au-delà de notre mort et nous donnera la vie éternelle.

> Extrait de Fêtes et Saisons – Je suis la Vie


Je ne t’ai pas abandonné…

J’ai rêvé que je cheminais sur la plage en compagnie du Seigneur, et que, dans la toile de ma vie, se réfléchissaient tous les jours de ma vie. J’ai regardé en arrière, et j’ai vu qu’à ce jour où passait le film de ma vie surgissaient des traces sur le sable ; l’une était mienne, l’autre celle du Seigneur. Ainsi nous continuions à marcher jusqu’à ce que tous mes jours fussent achevés. Alors, je me suis arrêté, j’ai regardé en arrière. J’ai retrouvé alors qu’en certains endroits, il y avait seulement une empreinte de pied. Et ces lieux coïncidaient justement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et de plus grandes douleurs. J’ai donc interrogé : Seigneur, Tu as dit que Tu étais avec moi, tous les jours de ma vie, et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais, pourquoi m’as-Tu laissé seul, dans les pires moments de ma vie ? Et le Seigneur me répondit : Mon Fils, je t’aime, j’ai dit que je serai avec toi durant la promenade, et que je ne te laisserai pas une seule minute. Je ne t’ai pas abandonné : les jours où tu n’as vu qu’une trace sur le sable sont les jours où je t’ai porté ! Amen.

> Ademar de Barros


Donne ton sourire, même si tu souffres…

Donne tout ce que tu as,
tout ce que tu es,
on n’est jamais aussi riche que lorsqu’on donne.
Regarde les avares, ils sont tristes …
Donne; tout ce que Dieu a mis en toi, c’est pour le donner
Donne ton sourire, même si tu souffres.
Donne de ton temps, même si tu préfères être seul.
Donne de ton savoir à celui qui ignore et marche dans la nuit.
Donne de ton amour, si toi-même tu as été déçu dans ton amour.

Es-tu triste ?
Cherche à rendre service autour de toi,
cherche à consoler, cherche à soulager une peine et tu trouveras la joie.
Recherche en tout la plus petite parcelle de joie.
Joie de se réveiller le matin et de revivre une journée !
Cela compte, tu sais, quand les jours s’amenuisent au fil de la vie.
Joie de voir luire le soleil, d’entendre vivre autour de soi.
Joie d’avoir des amis sur qui l’on puisse compter.
Joie d’être aimé. Tant ne le sont plus, ou pas, ou jamais.
Joie de savoir que cette vie nous en prépare une autre,
avec Dieu pour l’Éternité.

> Marie-Noëlle Moreau (dans « Prières glanées » de Guy Gilbert)


A compléter…